Cayzac

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| Sujet: Re: Inter / FOOT Lun 16 Juil 2007 - 20:53 | |
| Une 8e Copa pour le Brésil
  Le Bresil en liesse après sa nouvelle victoire en Copa America. - La Selecao a largement dominé l'Argentine (3-0) et conserve son titre de la Copa America. Une victoire en outsider.
Donnée favorite après son beau parcours dans la competition, l'Argentine voulait sa revenche sur la Seleçao, qui l'avait battue lors de la Copa 2004. Des Brésiliens amputés de leurs stars Ronaldinho, Kaka et Dida. Mais les Argentins ont dû s'incliner trois buts à zéro, le même score que celui qu'ils avaient infligé aux Mexicains en demi finale.

Le Brésil maître en son jardin
Les Argentins peuvent croire à la malédiction. Pourtant favoris aux yeux de nombreux observateurs avant cette finale, ils ont dû une nouvelle fois s'incliner devant leur meilleur ennemi. Le Brésil avait ouvert la marque dès la 4e minute, d'une frappe puissante de l'ancien Monégasque Maicon, Baptista. D'entrée menacés, les Albiceleste avaient la possibilité de revenir au score, après un centre venu de la gauche de l'ailier Lionel Messi qui trouvait Veron pour offrir une tête à Riquelme qui, à l'entrée de la surface de réparation trouvait malheureusement le poteau droit de Doni, pourtant battu (8e).
Vigilents, les Brésiliens ne quittaient pas Juan Roman Riquelme et Veron d'une semelle, paralysant le jeu argentin. Les joueurs de Dunga doublaient la mise peu avant la pause sur un tir malencontreusement dévié par le capitaine de la sélection argentine Roberto Ayala dans son propre but (2-0, 39e). Au retour des vestaires, les protégés de Basile prenaient l'assaut du but de Doni, mais la charnière centrale brésilienne Juan et Alex contenait bien les vagues argentines. Messi tentait en permanence mais ne trouvait pas la faille. Au contraire, Daniel Alves clôturait la marque d'une frappe croisée après avoir profité d'un bon travail de Vagner Love qui lui glissait intelligemment le ballon dans le dos de la défense argentine (3-0, 69e).
L'Argentine défaite, n'a plus gagné le moindre trophée toutes compétitions confondues depuis 1993.

Le Mexique à la 3e place
Diego Lugano aura vécu une fin de Copa America cauchemardesque. Auteur du penalty manqué contre le Brésil en demi-finale, envoyant la Seleçao en finale, le défenseur uruguayen a cette fois commis une grosse faute, un coup de coude à Torrado en pleine surface de réparation, lors de la petite finale contre le Mexique. Du coup, Lugano écopait non seulement d'un carton rouge, mais son équipe d'un penalty, que ne ratait pas le Mexicain Cuauhtemoc Blanco (37e). Le Mexique revenait alors à (1-1), puisque Sebastian Abreu avait ouvert le score dès la 21e minute pour l'Uruguay. Dans ces conditions, les coéquipiers de Diego Forlan n'ont pas pu résister, Omar Bravo plaçant une farppe lointaine au fond des filets (68e), et Andres Guardado, entré en jeu 12 minutes avant, enterrinait la victoire du Mexique (76e) sur un score large (3-1).

Le Brésil aux forceps, l'Argentine tranquillement

Dans la seconde demi-finale opposant le Mexique à l'Argentine, les joueurs de l'Albiceleste ont fait preuve de génie. Après une première mi-temps au score vierge mais où la domination mexicaine était sans conteste, les Argentins se ressaisissaient aux retours des vestiaires. On soulignera surtout le coup de maître de Messi à la 61e qui, d'un magnifique lob côté opposé, scotchait le gardien mexicain sur sa ligne. Un but d'anthologie qui vient facilement concurrencer les exploits de Robinho, le petit génie du football brésilien.
Un but de Heinze à la 46e avait déjà permis aux ciel et blanc d'ouvrir la marque. Et comme dit le proverbe "jamais deux sans trois", Riquelme transformait un penalty à la 66e minute qui scellait définitivement le sort des Mexicains (3-0). Riquelme, avec ce 5e but, se retrouve à la seconde place dans le classement des buteurs, juste derrière Robinho. La finale opposera donc dimanche le Brésil à l'Argentine à Maracaïbo. Le Mexique et l'Uruguay s'affronteront, quant à eux, à Caracas lors de la petite finale pour une troisième place sur le podium.
Dans la première demi-finale, le jeune prodige du Real Madrid, Robinho, était discret même s'il est actuellement premier au classement des buteurs avec 6 buts. C'était Maicon qui, ce coup-ci, brillait en début de partie. L'ancien Monégasque ouvrait la marque au quart d'heure de jeu d'une belle reprise du droit (1-0 à la 13e). Diego Forlan égalisait pour l'Uruguay 15 minutes plus tard. Les deux équipes s'apprêtaient à regagner les vestiaires à égalité quand Julio Baptista donnait l'avantage aux hommes de Dunga (2-1).
En seconde période, les Uruguayens accéléraient et une tête déviée de Forlan permettait à Sebastian Abreu de tromper le gardien brésilien. Avec un score de 2-2 au tableau d'affichage, les deux équipes se lançaient dans les prolongations mais le score restait inchangé. C'était finalement aux tirs aux buts que les Brésiliens trouvaient la délivrance grâce à un Doni en grande forme. Dunga et ses joueurs exultaient et le soulagement était alors grand. Surtout après les vives critiques qu'avait essuyé la Seleçao à l'issue d'un 1er tour un peu poussif et où le salut ne dépendait que de la réussite de Robinho. Quarts de finale: Robinho s'affirme
Le Brésil s'est spectaculairement qualifié pour les demi-finales de la Copa America en punissant le Chili (6-1) à Puerto La Cruz, tandis que l'Uruguay a donné à San Cristobal une leçon au Venezuela (4-1), pays hôte, en quarts de finale.
Jusque-là, le Brésil n'avait pas beaucoup brillé dans cette Copa America, dont il est le tenant du titre. Très souvent, c'est même le génie de Robinho qui l'avait sorti d'affaire. Six buts marqués et un "jogo bonito" retrouvé: la Seleçao a enfin justifié son statut de favori naturel. Avec un doublé (28, 50), Robinho a confirmé sa grande forme et porté son total à six buts. Juan (17), Julio Baptista (23), Josué (69) et Vagner Love (85) ont chacun concrétisé la déferlante auriverde noyant les Chiliens, qui avaient déjà sombré face au Brésil en poule (3-0, un triplé de Robinho). "L'équipe idéale se met petit à petit en place, à chaque étape nous essaierons et utiliserons chaque joueur selon ses caractéristiques", a commenté le sélectionneur Dunga, sur lequel les critiques s'abattaient avant la démonstration de Puerto La Cruz. "Nous avons échoué et chacun doit assumer ses responsabilités, nous avons tous contribué à un 6-0 qui a été pénible", a regretté son homologue chilien Nelson Acosta, oubliant même dans sa détresse le but - pourtant magnifique - de Suazo (76). Malgré l'euphorie brésilienne, Dunga a gardé un profil bas, estimant qu'il faudrait "travailler plus pour battre l'Uruguay et passer en finale". Car la Celeste, à la peine dans sa poule et qualifiée de justesse comme meilleur 3e, a fait forte impression en terrassant la "Vino Tinto" 4-1. Forlan a ouvert et clos le score (39, 90+2) avec entre-temps des buts de Pablo Garcia (65) et Cristian Rodriguez (87), alors que la star vénézuélienne Arango avait égalisé avant la pause (41). Le Venezuela, évidemment déçu par la (lourde) défaite, a cependant réalisé un exploit en sortant invaincu des poules et en atteignant pour la première fois de son histoire les quarts de finale de la Copa America.
C'est au retour d'une décevante première période, qualifiée de "patiente" par le sélectionneur Alfio Basile, mais jouée au rythme d'un tango peu séduisant -une passe en avant, deux en arrière-, que la sélection albiceleste a endiablé sa danse, grâce notamment à l'omniprésence d'un Riquelme retrouvé. L'ouverture du score de celui qui avait décidé d'arrêter la sélection à l'issue du Mondial-2006 sur une belle frappe des 20 mètres (47), libérait l'Argentine, qui faillit doubler rapidement le score, mais la transversale repoussait une tête de Tevez. Seul joueur gaucho à avoir vainement pris des initiatives lors du premier acte, Messi était récompensé de ses efforts, en alliant les siens avec ceux de Riquelme, qui lui offrait le deuxième but (61), avant que Mascherano n'inscrive le troisième (75). Riquelme, finalement auteur d'un doublé en toute fin de match (86), parachevait la victoire d'une Argentine toujours aussi solide et réaliste, mais qui devra se méfier du Mexique, facile tombeur du Paraguay, un peu plus tôt dimanche.
Le sort du match et son large score aurait-il été le même, si dès la 3e minute l'arbitre n'avait pas appliqué la sanction d'une double peine à l'encontre de Bobadilla, le gardien paraguayen ? Toujours est-il qu'en plus du penalty provoqué et transformé par Castillo (5), les Paraguayens se retrouvaient de facto à dix contre onze. Après une vaine réaction d'orgueil adverse, le Mexique doublait rapidement le score d'un tir superbe de Torrado (27), avant que Castillo n'y aille de sa seconde réalisation personnelle (3 . La suite était une formalité, avec un dernier quart d'heure en forme de calvaire pour des Paraguayens qui encaissaient trois buts supplémentaires.

La première phase
Le Mexique, finaliste de la Gold Cup, a bien mérité son billet pour les quarts de finale. Après s'être défait du Brésil (2-0), les hommes en vert se sont imposés face à l'Equateur 2-1. L'ouverture du score était mexicaine. A la 22e minute, Nery Castillo profitait d'une faute de la défense équatorienne pour tromper le gardien Christian Mora.
L'Equateur tentait de se ressaisir mais le Mexique doublait la mise à dix minutes de la fin du match avec Omar bravo, d'une tête plongeante. Malgré un but d'Edison Mendez à la 85e minute, le sort de l'Equateur était scellé et son élimination inévitable après deux défaites en deux rencontres.
L'autre match de la soirée voyait une nette victoire du Brésil sur le Chili (3-0). Le succès de la Seleçao n'était du qu'à un seul homme: Robinho, auteur des 3 buts, était tout simplement intenable, sans doute remonté après la correction mexicaine. Les Brésiliens, privés de leurs stars (Kaka, Ronaldinho, Ronaldo et Adriano) n'ont cependant pas eu la tâche facile. Ridiculisée par les Chiliens, la défense brésilienne avait des difficultés à imposer son rythme de jeu.
Cela faisait 40 ans que le Venezuela n'avait pas gagné un match dans le championnat continental. Et c'est bien la victoire sur le Pérou lors de la 2e journée qui a permis aux Venezueliens de décrocher la première place du groupe A, et donc la qualification pour les quarts de finale. Il est vrai que le dernier affrontement de la phase de groupe, entre le Venezuela et l'Uruguay, ne pouvait pas accoucher d'un festival offensif. Car en cas de nul, les deux équipes étaient certaines de poursuivre leur route. Du coup, elles ne se sont pas livrées, se contentant de gérer pour aboutir à un score logique (0-0), le premier match nul et vierge de la compétition. Grâce à leur match nul, les surprenants Vénézuéliens sont demeurés invaincus dans ce groupe A, dont ils terminent premiers. L'Uruguay se qualifie, elle, au titre du meilleur troisième.
Le calcul n'était pas du tout le même entre la Bolivie et le Pérou. Derniers du groupe avec un petit point, les Boliviens savaient qu'ils devaient s'imposer pour continuer leur chemin. Dès la 20e minute, Moreno trouvait le chemin des filets sur une frappe des 20m. Mais Claudio Pizarro ramenait les Péruviens à hauteur grâce à une belle tête suite à un coup franc (34e). Les joueurs d'Erwin Sanchez ne se laissaient pas abattre et repartaient à l'abordage, parvenant à reprendre l'avantage (2-1) sur une tête de Campos juste avant la pause (45e). Dos au mur, le Pérou perdait en plus son attaquant Farfan quelques minutes avant ce but. Le sort du match semblait pencher en faveur des Boliviens, d'autant que la sélection de Julio Cesar Uribe était contrainte de finir à dix suite à deuxième avertissement de Herrera (78e). Mais encore une fois, le nouvel attaquant de Chelsea sauvait le Pérou grâce à une nouvelle tête à la 85e minute. Une égalisation qui vaut très cher, puisqu'elle condamne la Bolivie et envoie les Vinotinto en quarts de finale.
Privé de ses stars, Kaka et Ronaldinho, le Brésil a une fois de plus mis son sort entre les mains de Robinho. Avec quatre buts depuis le début du tournoi, il devient l'homme incontournable, le buteur providentiel qui sauve les meubles de la maison brésilienne.
Autre qualification du groupe B, le Chili est parvenu à sortir le match nul sine qua non à une place en quart. Contre le Mexique, c'est une prestation sans éclat qui a été offert par les Chiliens, où leur statégie consistait uniquement à vérouiller les but de Jorge Bravo. Les deux équipes, privées de plusieurs de leurs joueurs, ont toutefois rempli leur contrat en obtenant leur qualification mais, malheureusement pour le spectacle, sans se faire violence.
C'est un beau premier tour réalisé par la sélection Argentine qui n'a concédé aucune défaite. Pour leur dernier match de poule, les hommes de Alfio Basile se sont s'imposé face au Paraguay (1-0) malgré l'absence des stars de l'Albiceleste, Riquelme, Veron et Ayala. Un choix de l'entraîneur qui souhaitait faire tourner son effectif. En face, les Paraguayens ont bien résisté avec une défense ressérrée mais Javier Mascherano, entré à la 66e minute, a changé le cours d'un match qui annonçait un score vierge. D'une frappe à la limite de la surface de réparation, le milieu de Liverpool offrait la victoire aux Argentins (79e) et inscrivait du même coup son premier but pour l'Albiceleste.
L'autre match de la soirée voyait la victoire de la Colombie sur les Etats-Unis (1-0). Un match sans enjeux , leur sort à tous deux étant déjà scéllé, une rencontre assez plate et peu trépidante entre le 3ème et le 4ème du groupe C. Jaime Castrillon marquait le seul but de la partie, d'une tête puissante après un quart d'heure de jeu et les Etats-Unis quittaient ainsi la Copa America en rendant copie blanche.
Le Brésil et le Chili rejoignent ainsi les équipes déjà qualifiés pour les quarts: le Venezuela, le Pérou, l'Uruguay, l'Argentine, le Paraguay, et le Mexique. _________________
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